Voisin, d'où venait ce grand bruit,
Qui m'a réveillé cet-te nuit ? Chantons tous Noël Et tous ceux de mon voisina-a-ge.
Nous étions tous en grand courroux D'enten-dre par tout le villa-ge : Sus, sus, bergers Sus, sus, bergers réveillez vous,
Sus, sus, bergèrès réveillez vous,
Sans doute ce Divin Sauveur
Vient être comme nous Pasteur
Je veux lui porter ma houlette
Ma panetière, aussi mon chien
Mon flageolet
Mon flageolet s'il le veut bien
Mon flageolet s'il le veut bien
Après avoir fait nos présents
Avec nos petits compliments
Autour de lui, tous en cadence
Nous lui donnerons le bonsoir
Et lui ferons la révérence
Adieu poupon
Adieu poupon jusqu'au revoir
Adieu poupon jusqu'au revoir
Il t'a dit, voisin qu'en ce lieu,
Voudrait bien s'abaisser un Dieu,
Pour qui n'est rien trop magnifique ;
Les anges vous l'ont fait savoir
Par cette charmante musique
Qui s'entendit, hier au soir,
Qui s'entendit, hier au soir.
Sans plus tarder, allons donc tous,
Allons saluer à genoux
Notre seigneur et notre Maître,
Et dans cet adorable jour,
Où pour nous l'amour l'a fait naître
Allons pour lui mourir d'amour,
Allons pour lui mourir d'amour.
Ah ! Collin que dis-tu donc là ?
Il ne faut pas faire cela
J'aimerais mieux perdre la vie,
Restons toujours dans ce saint-lieu,
Tenons-lui toujours compagnie
Et ne disons jamais adieu,
Et ne disons jamais adieu.
Dès aujourd'hui dans ce dessein,
Sans attendre jusqu'Ã demain,
Je vais quitter ma bergerie
Et j'abandonne mon troupeau
Pour mieux garder, toute ma vie,
Dans ma maison ce seul agneau,
Dans ma maison ce seul agneau.